samedi 14 avril 2018

[Chronique] The Ones, tome 2 : Daniel Sweren-Becker

Auteur : Daniel Sweren-Becker
Pages : 336
Titre original : The Equals
Prix : 17,00€(papier), 9,99€(numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
The Ones
 The Ones, tome 2

Résumé : "Nous serons tous la résistance."
Un thriller dystopien passionnant qui aborde des thèmes plus contemporains que jamais : justice, discrimination, terrorisme, dérives génétiques – et qui dévoile un futur proche aussi terrifiant que crédible.
La révolte bat son plein. Les Ones, ce 1 % de chanceux sélectionnés par le gouvernement pour être génétiquement modifiés à la naissance, sont cernés. Et le mouvement Égalité n'a jamais été aussi puissant.

Farouchement déterminée à sauver son petit ami James qui s'est sacrifié pour elle, Cody se met à frayer avec un groupe de rebelles qui défend les droits des Ones envers et contre tout. Mais alors qu'elle se rapproche de leur leader, le mystérieux Kai, elle comprend rapidement que celui-ci a un plan plus fou que tout ce qu'elle aurait imaginé. Un plan qui pourrait changer le futur des Ones pour toujours. Et elle sait que Kai ne reculera devant rien...



"C'était une question qu'elle avait déjà dû se poser : comptes-tu vivre pour toi ou pour les autres ?"





   Je me rappelais d'une fin qui donnait l'envie de terminer cette saga, et par curiosité, j'ai voulu découvrir ce second tome. 

   On retrouve ainsi les personnages que l'on a pu rencontrer auparavant, comme Cody, Kai, Taryn ou encore Edith. L'insurrection des rebelles est toujours en cours, afin d'abolir la loi Egalité, cause des maux des Ones. 

   Dans cette suite, on en apprend plus sur les projets des Néo-Weathermen au fil des pages, dirigés par Edith, femme prédatrice. Un plan que le groupe a la ferme intention de mener à bien, afin de montrer qu'ils ont eux aussi droit de vivre au sein du pays.

   Je dois avouer que j'ai moins bien aimé ce second tome. Je devais ne pas avoir tout à fait les mêmes "exigences" que lorsque j'ai lu le premier, parce qu'en soi, je ne pense qu'il soit moins bon que le précédent. 
   En particulier, c'était au niveau des personnages que cela n'a pas marché, auxquels je ne me suis pas attachée. C'était déjà le cas dans le premier tome, et cela se confirme dans celui-ci. Que ce soit Cody ou Kai, ou même Taryn, ils m'ont plus tapé sur les nerfs qu'autre chose. Ils étaient souvent butés, sans toujours se soucier des conséquences de leurs actes. Ils se battaient pour ce en quoi ils croyaient, sans laisser tomber, mais c'en était parfois trop, jusqu'à parfois atteindre l'égoïsme. C'est ce dernier point qui m'a gênée. Qu'ils soient combatifs et déterminés peut être une bonne chose, mais ici cela me paraissait extrême.

   Pour ce qui est de l'histoire, elle nous porte assez rapidement, et nous mène en plein cœur de la rébellion, de sa base. On nous livre des révélations dérangeantes, notamment sur les desseins des différents personnages. On assiste à cette insurrection, jusqu'à sa fin, jusque dans ses aspects les plus sombres.
   On suivra cela du point de vue de Cody, mais aussi quelques moments avec Kai, afin d'avoir presque tout le temps un regard sur ce qu'il se trame, et ainsi on en sait toujours plus que les personnages. Des retournements de situation auront lieu, plaisants, mais ils arrivent trop simplement, bien que des questions se posent dans l'esprit des personnages. 

   En revanche, le thème abordé est intéressant. Le livre pose des réflexions sur la problématique des modifications génétiques, sur leur légitimité. On se pose ces questions, mais non pas seulement.     Quand on arrive au bout, on se demande aussi si cette différence par les modifications génétiques devait être autorisée, méprisée, ou même tolérable. D'autant plus de nos jours où la génétique avance, et qui dans quelques années ou décennies permettra peut-être ces prouesses. C'est particulièrement cette partie de ce roman qui m'a plu. 

   Pour ce qui est de la fin, on ne s'y attend pas forcément. Mais elle semble à sa place, avec les derniers mots qui résonnent en nous. Néanmoins, l'émotion de cette partie ne m'a pas touchée comme elle aurait sûrement due. 


   Pour conclure, je suis contente d'avoir lu le dernier tome de cette saga, parce que je trouve le thème intéressant, d'autant plus quand on sait que les sciences avancent de plus en plus dans cette direction. Mais l'histoire elle-même risque de ne pas rester longtemps en mémoire, en grande partie du fait des personnages que je n'ai pas trouvé attachants, mais plutôt agaçants avec des convictions un peu trop envahissantes et destructrices.



lundi 26 mars 2018

[Chronique] Les Pluies, tome 1 - Vincent Villeminot

Auteur : Vincent Villeminot
Pages : 320
Titre original : Les Pluies
Prix : 16,90€(papier),7,99€(numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Les Pluies, tome 1
• Les Pluies, tome 2 : Ensemble

Résumé : « Kosh songea qu'il n’avait jamais vu les yeux de Lou dans le soleil.
C'était parce qu'il pleuvait depuis maintenant quatre mois. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui paraissait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et faisait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappait à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison.
Il se perpétuait. Partout, les eaux avaient monté, les rivières enflées, on consolidait les digues, on en bâtissait d'autres, plus hautes, mais qui se révélaient de nouveau insuffisantes. Les montagnes ruisselaient. Les fleuves débordaient. Des plaines autrefois agricoles ressemblaient à des marécages (…)
Mais Kosh n'avait pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou était menthe à l’eau. Et qu'ils étaient la plus belle chose qu'il ait jamais vue. Surtout lorsqu'elle souriait. Qu'il la faisait sourire.
L'eau monte, les digues sont sur le point de céder, il faut évacuer. Sur le port, les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique, convaincus qu'il s’agit là du dernier espoir de s'en sortir. C'est une cohue indescriptible et au moment d'embarquer, dans un mouvement de foule, Kosh est arraché à Lou. Dernier échange de regards.
« Survis… » la supplie-t-il. « Survis, et moi, je te retrouverai. »



"Hier ton frère m'a demandé si on allait s'en sortir. Toi, tu me demandes comment. Ça fait une sacré différence."





   On se retrouve dans un monde où la pluie tombe depuis des mois sans jamais cesser, ce qui entraîne irrémédiablement la montée des eaux. Mais qui dit montée des eaux dit immersion des terres habitées.

   On débute le roman par l'ordre d'évacuation lancée dans le village de Kosh, Lou, et leurs frères et sœurs respectifs. C'est à partir de là que va commencer leur lutte pour la survie. 

   Le récit nous embarque aux côtés des personnages cités auparavant, qui doivent tenter de survivre, face à une catastrophe incontrôlable : la montée des eaux et sa fureur. Car ce n'est pas une petite montée des eaux tranquille, c'est un véritable torrent qui envahit le village, comme des milliers d'autres sur la terre.

   L'aventure nous emmène très facilement, on avance rapidement dans le roman, avec une action toujours présente, bien que parfois plus sourde. On connaît les enjeux dès le début, qui vont dès lors évoluer et grandir au fil des pages, tandis que les difficultés s'accroissent elles aussi. 

   On ressent comme une sorte de pression due au changement causé par le désastre, due aux enjeux que les personnages doivent prendre en compte, mais aussi due à l'âge peu avancé de ces derniers. 
   En effet, ce sont pour les plus âgés d'entre eux des jeunes adolescents d'à peine quatorze ans, tandis que les deux jeunes garçons ont une dizaine d'année, et qu'il y a aussi la présence d'un bébé parmi ce groupe. 

   Dans ce groupe, on aura donc Kosh, le personnage avec lequel on suit le point de vue la plupart du temps, bien que l'écriture soit à la troisième personne, jeune garçon qui prend le poids de la responsabilité des autres sur son dos, de leur survie, et qui ainsi est quasiment toujours sérieux, étant particulièrement soucieux de leur bien, mais aussi extrêmement altruiste en ce qui concerne ceux qu'il aime et qu'il protège.
   Mais il est soutenu par Lou, qui est son équilibre, qui est sa raison de se battre chaque jour de ce périple qu'ils doivent vivre. Elle lui inspire une certaine sérénité en cas de besoin, mais lui insuffle aussi l'esprit de survie qui le conduit à ne pas abandonner, à toujours sa battre pour les autres membres du groupe. C'est un personnage plus calme dans le groupe, mais tout aussi important.
   On aura aussi Noah, le petit frère de Lou, malicieux, rusé voire qui tend parfois à être sournois et qui parfois donne envie de lui remettre les idées en place, mais qui sera utile à bien des égards, mais encore Malcolm, frère de Kosh, débrouillard pour leur survie, ainsi que Ombre, qui commence à découvrir la vie, en tant que jeune bébé. Ces cinq personnages forment le groupe soudé que nous suivons dans cette aventure, et qui font tout leur possible pour se protéger mutuellement et rester ensemble.
   On pourra ajouter à la panoplie de personnages Léandre, qu'on rencontre dans la seconde moitié du roman, ou encore Chiloé, que l'on découvre au même moment. Ces personnages, comme d'autres, on un rôle à jouer dans ce que vivent le groupe de Kosh et Lou, et parfois même sur les décisions qu'ils prendront. 
   Ce sont tous des personnages intéressants, très différents, qui construisent ainsi un ensemble hétérogène de personnalités. 

   La plume de l'auteur nous embarque très rapidement au sein du récit, et nous fait tourner les pages tout aussi vite, afin de découvrir la suite des aventures. L'écriture est à la troisième personne dans la majorité du roman, mais on a aussi une partie épistolaire, qui donnera une pause à l'ensemble de l'intrigue, et qui correspond à l'esprit du moment vécu par les personnages, qui semble lui aussi mis en pause, presque comme hors du temps.

   Ce qui est aussi intéressant dans le roman est cette idée de montée des eaux dévastatrice, qui fait froid dans le dos. On s'imagine à la place des personnages, face à l'immensité de l'eau, à sa force, avec laquelle on ne peut rivaliser. On ne peut survivre du jour au lendemain sans préparation dans un monde plongé sous l'eau, et tout cette immensité qui entoure à chaque instant les personnages participe grandement à la tension ambiante. On pense aussi alors à la peur de cette immensité, à la perte de repère, à la dérive, c'est-à-dire à pleins de choses qui peuvent révéler des peurs latentes et profondes.
   On comprend ainsi les enjeux, l'angoisse et la difficulté vécus par les protagonistes et les habitants des différents lieux de vie. On en vient même à éventuellement se demander ce qu'on ferait si nous nous retrouvions dans pareil contexte, surtout que le désastre qui se produit dans le roman engendre bien des conséquences, souvent douloureuses et effrayantes, qui elles aussi participent à l'angoisse ambiante, que l'on ressent à plusieurs instants, notamment lors des moments d'exode. 
   On ressent cette angoisse, cette peur qui prend toute la place, des gens qui entourent nos personnages, ainsi que de ces derniers. Les citoyens n'étaient pas préparé à ce torrent dévastateur, et ils doivent alors survivre face à cette situation inédite. L'auteur a bien développé l'ambiance, la tension liée à l'instinct de survie durant les catastrophes, au chacun pour sa famille voire pour soi, la peur meurtrière, la détresse, et encore bien des choses. La catastrophe développée n'en paraît alors que plus réaliste, et nous plonge d'autant plus dans l'intrigue créée.

  On veut connaître la suite de l'histoire à chaque instant, même durant les moments plus calmes, car on ne sait jamais quelle menace va se profiler à l'horizon, maintenant que le monde est devenu peu sûr, et d'autant plus quand nous découvrons en même temps que les personnages que le monde a changé du tout au tout, que ce soit dans sa manière de fonctionner, la façon de pensée de la population, ...

   La fin nous donne envie de lire la suite, et nous présage de nouvelles péripéties pour les personnages, qui découvriront ce que sont devenues les civilisations après le Déluge, auxquelles ils ne seront pas forcément préparés, et qui se révéleront certainement sans pitié pour certaines.


   Pour conclure, le roman m'a emmenée dans ce monde qui doit faire face à un événement d'une grande ampleur et sans précédent, sans que les civilisations y soient réellement préparées. Cette idée de montée des eaux meurtrière est intéressante et bien développée, avec une ambiance lourde emplie de tension, accompagnée des personnages jeunes mais attachants. 
   Bien que le roman subisse parfois une retombée dans l'action due à des pauses, les pages se tournent rapidement, et il donne envie de découvrir sa suite dans le deuxième et dernier tome.


samedi 24 mars 2018

[Salon] Salon du livre de Paris - Livre Paris 2018 (17/03)




   Je me suis une nouvelle fois rendue au salon du livre de Paris, nommé Livre Paris, pour l'année 2018, durant lequel j'ai pu passé un bon moment aux côtés des livres.

   Ce salon fut assez particulier pour les auteurs et illustrateurs, puisqu'il signait un pas dans l'avancée de leur situation. En effet, quelques jours avant le salon, les auteurs et illustrateurs se sont battus sur Twitter avec #payetonauteur pour obtenir leur rémunération lors de conférences, animations ou encore tables rondes. Durant cinq jours, ils se sont démenés par les mots et les réseaux sociaux, et ont obtenus gain de cause au bout de cinq jours. Cet événement, dont vous pouvez retrouver le résumé sur le site de Samantha Bailly, a été fêté durant le salon, lors de la soirée d'inauguration mais aussi lors d'une rencontre le samedi en fin d'après-midi.
   Mais en dehors de cela, le salon s'est déroulé comme les autres années, entre interventions et dédicaces.
   Lors de cette édition, c'était la Russie qui était mise à l'honneur, faisant suite au Maroc l'année passée. Et cette fois-ci, j'ai pu seulement m'y rendre un après-midi, que je vais vous résumer rapidement.


   Le planning de dédicaces était prêt durant la semaine précédant le salon, suivant des modifications si besoin au fil des jours. Mais la veille, j'apprends que je ne pourrais pas y être dès le matin, mais en seulement en tout début d'après-midi, et il m'a alors fallu revoir mon organisation des dédicaces dans la journée.
   A mon arrivée vers 13h00, je me suis directement rendue voir Claire Zamora, créatrice des jeux Is-It Love ? La queue fut un peu longue pour avancer, bien que je sois arrivée alors que c'était censé être terminé, mais Claire, aussi connue sous le pseudonyme Miss Chocolate est une personne sembkant très sympathique, qui n'hésite pas à prendre le temps de discuter avec les personnes venant la voir.


Nine Gorman

   Juste après, je suis allée dans la file pour Nine Gorman, que j'avais pu interviewée quelques semaines avant sur le blog. La queue ne fut pas de tout repos. En effet, l'éditeur n'attendait pas autant de monde pour Nine, et ainsi, la file se trouvait dans un lieu de passage, à un moment de forte affluence. Autant dire que durant l'attente, on en a vu des gens traverser la file, mais aussi nous bousculer pour avancer. Néanmoins, ce n'était pas pour rien, puisque que Nine est aussi très sympathique, et ce fut un plaisir de la rencontrer, bien que ce fut plutôt rapide, du fait de ses obligations pour une conférence qu'elle devait animer.

   J'ai ensuite voulu me rendre pour la dédicace pour Neal Shusterman, espérant arriver tout juste à temps pour la fin, mais bien que c'était censé terminer à 16h00, et que j'étais arrivée sur le stand à 15h58, je n'ai même pas eu l'occasion de l'apercevoir. Ce fut la petite déception de la journée.
J'ai alors souhaité aller voir Delphine de Vigan, mais je me suis vite découragée en voyant la longueur de la queue, et j'ai donc laissé tomber pour cette fois-ci, afin de privilégier des auteurs qui ne reviendraient certainement pas, ou alors pas de sitôt.

Victor Dixen


Victoria Schwab
   J'ai donc zigzagué entre la dédicace de Victor Dixen, et celle de Victoria Schwab en même temps. Cette dernière était sur ticket (sans achat obligatoire), permettant de gérer la queue plus aisément au niveau du stand de Lumen, et celle de Victor Dixen ne fut pas excessivement longue, par rapport à d'autres fois où je voyais une queue interminable pour lui.



Johanan Zaïre

   Une fois cela fait, je suis allée voir l'autrice Johanna Zaïre, à qui j'ai acheté "World War Web" qui me tentait depuis un moment déjà. Je ne comptais pas l'acheter à cette édition du salon, mais elle fut tellement sympathique que je me suis lancée, étant donné que je voulais me le procurer à un moment ou à un autre.

Marissa Meyer
   J'ai pu accéder ensuite à la dédicace de Marissa Meyer, que je ne pensais pas pouvoir faire, du fait des tickets, que je ne pensais pouvoir obtenir, arrivant que l'après-midi. Heureusement pour moi, j'ai pu en avoir un et aller à la dédicace en fin d'après-midi.




Alison Germain


Pour finir la journée, je suis allée au stand des éditions du Chat Noir pour rencontrer Alison Germain, alias Lili Bouquine, qui fut très agréable aussi, et qui m'a fait une jolie dédicace dans mon carnet dédié.


   Au final, du fait de ne pas avoir pu éparpiller certaines dédicaces le matin, j'ai dû en abandonner quelques-unes, comme celle de Bernard Werber, Delphine de Vigan ou encore Cindy Van Wilder, mais que je pourrais certainement faire lors d'un prochain salon. De même, j'ai malheureusement raté Neal Shusterman, mais aussi le meet-up pour #payetonauteur, et la rencontre avec Nine Gorman et Mathieu Guibé pour "Ashes falling for the sky" qu'ils ont tous deux écrit.

   Ce fut néanmoins un bon après-midi, avec des auteurs à chaque fois très sympathiques avec les lecteurs, avec qui ils échangeaient quelques mots avec le sourire. Cela donne nous renforce dans l'envie de découvrir leurs écrits ou parfois même de les apprécier d'autant plus lorsqu'on a pu les voir si agréables avec les lecteurs.

   Ce salon ne remplace pas pour moi le salon du livre ayant lieu à Montreuil, pour lequel j'ai une préférence, mais ce fut un très bon moment, que j'espère réitérer une autre fois.


Quelques photos du salon et de ce que j'ai pu ramener : 

Stand Le Héron d'Argent

Stand Editions Plume Blanche
La Russie mise à l'honneur

Aperçu du stand de Robert Laffont

Nine Gorman en dédicace

Stand Pocket/PKJ

Place de la littérature étrangère
(Guadeloupe, Afrique, ...)

Aperçu du salon
Victoria Schwab en dédicace
sur le stand de Lumen


Partie dédié à Sarah Dessen du stand Lumen



Le butin de cette année









mardi 13 mars 2018

[Chronique] Le crime de l'Orient-Express - Agatha Christie

Auteur : Agatha Christie
Pages : 240
Titre original : Murder on the Orient-Express
Prix : 6,30€(papier),5,49€(numérique)

Résumé : Par le plus grand des hasards, Hercule Poirot se trouve dans la voiture de l’Orient-Express – ce train de luxe qui traverse l’Europe – où un crime féroce a été commis.
Une des plus difficiles et des plus délicates enquêtes commence pour le fameux détective belge.
Autour de ce cadavre, trop de suspects, trop d’alibis.










"Vous savez bien que jusqu'à la dernière minute, je considère que tout le monde est suspect."





   C'est avec ce célèbre tome que j'ai découvert l'écriture de la reconnue Agatha Christie, et donc par la même occasion le détective Hercule Poirot et il faut avouer que le fait que ce soit un roman qui commence à avoir de l'âge, je n'étais pas particulièrement tenté au départ, pensant que cela n'allait pas vraiment me plaire. Mais grâce à NetGalley, je me suis lancée dedans, et ce fut une très bonne surprise. 

   On débute cette histoire avec le personnage de Hercule Poirot qui prend le train pour aller à Londres, depuis la Syrie, ou l'un des pays environnants. Tout se passe bien, jusqu'à la deuxième nuit dans la voiture Istamboul-Calais de l'Orient-Express, durant laquelle un meurtre sera commis.    Commence alors l'enquête du détective, tandis que le train est immobilisé par la neige.

   Toute l'histoire à partir de là se concentrera sur l'investigation, par le biais d'interrogatoires et de réflexions personnelles. On assistera aux moments de questions mis en place par le détective et l'un des directeurs de la compagnie des Wagons-Lits, avec un médecin grec, et ainsi on connaîtra nous aussi les réponses des personnages, leurs témoignage et alibi. On suit l'intrigue comme on suit un fil, en rencontrant des nœuds, des difficultés, avec la résolution de l'assassinat qui se déroule sous nos yeux. Cela est parfaitement amené par l'autrice tout du long, qui arrive à écrire toujours d'une manière différente par exemple l'interrogatoire, qui est pourtant sensiblement le même pour plusieurs personnages, et ainsi, on n'a jamais de répétition dans la façon de faire, dans le discours de Hercule Poirot.

   Ce dernier est un homme assez mystérieux, mais fort de son succès, qui ne doute pas de son cerveau et de son fonctionnement. Il sait qu'il résoudra le meurtre, sans l'aide de quiconque, seulement par la réflexion. Mais ce qui fait sa renommée dans le genre littéraire policier est le génie avec lequel il résout les affaires. Et pour cela, Agatha Christie a elle-même un certain génie, dans la construction de son intrigue, qui évolue au fil des questionnements, qui subit des retournements de situation auxquels on ne s'attend pas forcément, et qui malgré sa complexité, a une explication à tout.
   Ce fut vraiment enrichissant de suivre cette façon de procéder, qui est très agréable à suivre.

   Malgré qu'on en sache très peu sur Hercule Poirot, en tout cas sur un seul roman, on sent une sorte d'attachement se créer avec lui, qui bien qu'il soit vraiment minime au bout d'un tome, doit je pense s'accroître quand on lit d'autres de ses aventures et qu'on est alors habitué à sa façon de faire. 
   Les autres personnages sont diversifiés, on se retrouve en compagnie d'une vieille femme extrêmement bavarde et qui aime les commérages, avec un colonel, avec un valet de chambre peu bavard, mais aussi bien d'autres avec différentes nationalités, chacun avec une personnalité qui lui est propre, ce qui construit un ensemble quasiment cosmopolite au bord de l'Orient-Express. 

   La fin m'a franchement impressionnée dans l'édification de la résolution de l'affaire que l'on a suivi tout du long. On se retrouve avec une histoire complexe et très recherchée, que ce soit dans les motivations, le passé, le présent, l'acte, l'agencement des lieux, les petits détails, tout a été pensé pour former de manière crédible l'intrigue. On ne s'attend pas à quelque chose d'aussi élaboré, du début jusqu'à la fin. On peut presque sembler un peu perdu lorsque nous aussi nous écoutons, comme si nous faisions partie du public, Hercule Poirot narrer ce qui s'est passé et pourquoi, de manière détaillée à la virgule près qui ne laisse pas de doute.

   Nous-même, nous suivons comme une certaine évolution dans l'histoire avant d'arriver à la fin. Au début de l'enquête, nous connaissons les pensées du détective, ses réflexions, pour petit à petit ne plus y avoir accès, afin de nous livrer tout lors de la scène finale.
   On joue sur deux histoires à la fois dans ce roman, une dans le passé, dont on en apprend plus au fur et à mesure de l'avancement de l'investigation, mais aussi le moment présent avec le meurtre qui est arrivé dans le train et sa résolution. 
   Le tout construit de manière à tout nous révéler à la fin, sans que nous nous en doutions, sans que nous n'ayons compris tout le procédé et la motivation. On reste presque comme surpris par tout le cheminement de Hercule Poirot et on est à deux doigts de lui tirer notre chapeau, si ce n'est déjà fait. Chose que nous devons à Agathe Christie, qui a mené d'une plume de maître ce récit.


   Pour conclure, j'ai été très agréablement surprise par ce roman, que je pensais pas autant apprécié. J'ai été presque stupéfié par la complexité maîtrisée de la construction de l'intrigue et de sa résolution par la célèbre autrice, par le biais de son personnage Hercule Poirot. De plus, la version révisée de l'oeuvre traduite est accessible pour un très grand nombre, avec des définitions de mots, certaines visant plus le public adulte, d'autres le lectorat plus jeune, complétée par des illustrations au fil de l'histoire. Les amateurs du genre policier devraient certainement apprécier les romans de l'auteur, dont je lirais certainement quelques autres tomes.



lundi 12 mars 2018

[Chronique] Rongés - Elanne Jesa

Auteur : Elanne Jesa
Pages : 128
Titre original : Rongés
Prix : 6,86€(papier),0,00€(numérique)

Résumé : Pour l’inspecteur Harlong et son équipier, l’officier Jator, l’enquête piétine après la découverte d’un cadavre, affreusement mutilé, au bord d’une route. L’assassin ne compte pas en rester là et les deux équipiers ne sont pas au bout de leurs macabres surprises. Ce qui est certain, c’est que la vie des deux hommes en sera bouleversée à tout jamais.









   Rongés est une oeuvre entre roman court et nouvelle longue, en ce qui concerne le nombre de pages, ainsi que son récit. 
   On débute ce dernier en assistant à un meurtre, qui conduira à l'enquête que nous allons suivre aux côtés de l'inspecteur Harlong, personnage principal. 

   Tout se déroule vite, presque trop vite, non pas dans l'action, mais dans l'avancée de l'investigation. Bien que nous ayons des ellipses, la longueur du livre nous mène à une intrigue sans retournement de situation, sans battements de cœur frénétiques, sans peur pour le personnage. Je m'attendais comme dans certains thrillers à stresser pour le personnage, à faire face à des situations extrêmes, et tout ce qui s'y joint. Mais rien de tout cela n'est véritablement présent. Nous avons bien vers la fin un événement qui correspond à une scène finale avant l'arrestation du meurtrier, mais il ne prend en réalité que quelques pages, et cela est tellement fugace qu'on a un goût de trop peu, et ce même en tournant la dernière page. Il y aurait pourtant eu de quoi en faire un thriller qui prend aux tripes, mais ce ne fut pas le cas. Le début semblait nous embarquer dans une histoire entraînante avec une idée intéressante et une écriture agréable, mais la fin contre-balance cela en allant bien trop rapidement. 

   Les personnages ne furent pas vraiment attachants dans mon cas. Que ce soit le personnage principal, son coéquipier, la partenaire de danse, aucun ne provoque de réel attachement. En réalité, Harlong m'a exaspérée à quelques reprises, dans certaines remarques, qui bien que restant pour lui-même, n'étaient pas très plaisantes, particulièrement pour la gent féminine. Rien de trop rédhibitoire ni de trop présent, mais qui m'a fait grimacer lorsque j'en prenais connaissance. 
   Sans que cela ne soit de même pour les autres personnages, ils ne créent pour autant pas d'empathie envers eux, je pense du fait de la courtesse du livre. 
   De même, le meurtrier fut quasiment absent de tout le roman, on ne le rencontre qu'une seule fois, lorsque tout est terminé pour de bon, et de ce fait, on n'a pas d'aperçu de sa personnalité, de sa psychologie, chose que je trouve intéressant de développer dans ce genre de romans. 

   Pour ce qui est de la fin, comme abordé très rapidement précédemment, elle ne nous mène pas à un état de stress comme cela est le cas dans certains thrillers, et tout ce résout tellement vite et avec une certaine facilité qu'on termine l'ouvrage avec un goût de trop peu, avec une impression que ce ne fut qu'une parenthèse rapide dans la vie de l'inspecteur, sans vraiment de conséquences psychologiques, sans que cela ne l'atteigne ni rien.

   Pour conclure, le début était plutôt prometteur, mais la fin arrive bien trop rapidement, et sans de réel retournement de situation. Que ce soit dans l'intrigue ou par les personnages, on lit ce roman presque avec détachement, ou tout du moins, c'est quasiment le cas pour la fin du roman. Le tout se lit vite, les mots défilent facilement, mais cela ne rattrape pas l'intrigue et les personnages que je n'ai pas trouvé assez poussés à mon goût, possiblement à cause de la courtesse du livre. J'ai fermé ce livre avec une impression de trop peu, avec un peu de déception, et cette lecture se révèle être une parenthèse rapide, bien que comme dit auparavant, l'écriture nous emmène rapidement et que l'idée était là. 



dimanche 11 mars 2018

[Avis] Sketchnote Time

Editeur : Editions du Chêne
Pages : 192
Prix : 12,90€(papier)

Description : Qu’est-ce que le Sketchnoting  ?
Une méthode de prise de notes visuelle, efficace et ludique !  Mêlant éléments textuels et visuels, cette technique peut vous permettre d'améliorer de 550% vos capacités de mémorisation !

À travers des explications simples et pratiques ainsi qu’une succession d’exercices, vous maîtriserez tous les aspects de cette nouvelle pratique : vous apprendrez les formes de base vous permettant de tout dessiner et de constituer votre propre vocabulaire graphique ; vous vous initierez au lettrage pour améliorer vos textes et titrages, et vous maîtriserez les subtilités de la couleur pour un rendu encore plus impactant !
Vous découvrirez enfin des astuces de pro pour filtrer les informations et disposer les éléments sur votre page sans prise de tête ! Fini le syndrome de la page blanche !
Vous pourrez alors créer des planches de sketchnotes en toutes situations, pour mieux mémoriser et pourquoi pas partager vos réalisations.

Envie d’aller plus loin ? Rejoignez la belle communauté des sketchnoteurs en France et dans le monde !






 Merci à la Masse Critique de Babelio et aux Editions du Chêne pour cette réception.

   Vous avez envie de faire des prises de notes, mais de manière plus visuelle, afin de mieux les retenir ?
   Vous êtes débutant dans ce qu'on appelle le sketchnoting, c'est-à-dire la prise de notes avec des éléments visuels ? Alors ce carnet est peut-être fait pour vous.
   Grâce à ce dernier, vous pourrez apprendre ce qu'est cette pratique, dans le but de vous l'approprier et de l'utiliser dès que vous aurez besoin de prendre en note un événement, une conférence, ..., bref, dès que vous aurez besoin de vous souvenir de ce qui s'y est passé ou dit.

   On passe pour cela pour débuter par une explication du concept et de la pratique, pourquoi on l'utilise, dans quels cas, ...

   On nous montre plusieurs méthodes pour commencer les sketchnotes, que ce soit la méthode plus textuelle ou plus visuelle, avec des indications pour apprendre à agencer une page de sketchnote, à utiliser différentes polices/calligraphies, à construire notre vocabulaire graphique avec des petits dessins, des bannières, des séparateurs, des personnages expressifs, ...
   Toutes les bases dont on pourrait avoir besoin pour faire notre prise de notes graphique sont dans cet ouvrage, que ce soit les conteneurs, le choix de couleurs, les idées de disposition, le tout sous forme de conseils, qui ne sont pas, cela est bien précisé, la science infuse, mais une base solide pour ensuite contourner les habitudes et ainsi s'approprier la pratique. Ces derniers éléments d'ailleurs ne sont pas sans rappeler ceux utilisés dans la pratique du Bullet Journal. Le tout sera illustré au fil des pages par des exemples, afin de mieux comprendre à quoi cela ressemble à l'arrivée, mais aussi pour donner quelques idées.
Exemple d'exercices

   Pour tester notre compréhension, mais aussi suivre notre évolution, au fur et au mesure de notre apprentissage, on a dans le livret des exercices à faire, tous réalisables directement dedans, sur des pages dédiées. Que ce soit de faire notre page, d'analyser des exemples, d'essayer des combinaisons de couleurs, d'esquisser nos propres petits croquis, ainsi que d'autres choses, on apprend les bases pour ensuite construire nos propres pages. On peut aussi approfondir cet apprentissage si on le souhaite en allant voir les sites conseillés lors de l'ouvrage, que ce soit à propos des personnages, des pictogrammes, et ainsi de suite.

   Il est écrit sur la quatrième de couverture que cette technique peut "permettre d'améliorer de 550%" les capacités de mémorisation. Est-ce vrai ? Je ne peux personnellement l'affirmer, puisque seule la pratique sur le long terme pourra l'attester, ce qui n'est pas encore le cas pour l'instant. Néanmoins, il est fortement probable que cela puisse aider à mieux retenir certaines choses ou certains événements, d'autant plus avec une mémoire visuelle. On agence comme l'on souhaite sa page de prise de notes, avec les couleurs que l'on souhaite, l'écriture que l'on préfère, ..., afin de retenir au mieux, pour nous ou même pour les autres.
   Si vous avez besoin de vous souvenir de choses qui ne sont pas trop complexes ou qui ne demandent par une quantité interminable d'informations à connaître par cœur (je pense notamment à des matières scolaires telles que les mathématiques poussées par exemple), et encore, il y a certainement une manière de le faire, le sketchnoting peut être une approche intéressante à mettre en pratique, et ce dans différents domaines.


   Pour conclure, cet ouvrage apporte les bases pour tout ceux qui voudraient débuter cette pratique. On suit tout le long un apprentissage rythmé par des explications, des conseils, des exemples mais aussi des exercices pour se familiariser et s'approprier le sketchnoting. Pour les débutants, ce carnet peut être un bon départ, et peut même suffire pour appréhender le concept. En revanche, il n'est pas forcément dirigé vers ceux connaissant déjà les sketchnotes, ni vers ceux voulant les approfondir. A se procurer donc, en fonction de son rapport au sketchnoting.